Parité dans la vie politique, seulement 10,4% d’élues départementales !
Le projet de loi « parité » a été adopté en première lecture par le Sénat. Il prévoit la création d’un poste de suppléant de sexe opposé aux Conseillers généraux.
Le suppléant deviendra Conseiller général non seulement en cas de décès du titulaire mais aussi – cette disposition a été adoptée par voie d’amendement - si celui-ci est touché par le cumul des mandats
J’ai appris avec satisfaction ce projet qui souhaite développer la parité dans la vie politique locale, au plus près des Français.
Les mesures annoncées touchent les communes de plus de 3 500 habitants, mais aussi propose de créer « un vivier nouveau d’élues locales en instituant un suppléant de sexe opposé pour chaque conseiller général ».
Je suis en accord, bien sur, avec tout ce qui peut renouveler la classe politique locale et nationale. Plus de femmes, oui, mais aussi plus de jeunes.
Je pense cependant qu’une loi imposant la parité ne résout pas tout. Plus les élus seront jeunes, plus les femmes trouveront leur place par une acceptation culturelle et non législative. La loi doit être un outil pour aider à faire avancer les choses mais pas une fin en soi. Les tentatives de légiférer sur certaines périodes de l’Histoire de France ont déjà montré les limites de ce recours abusif au législatif.
Quant aux sanctions, il ne faut pas oublier que de nombreux Conseiller Généraux siègent sans étiquette, alors prévoir 50% d’augmentation des pénalités pour le financement des partis ne résout pas tout… loin de là.
Et si vous élisiez l’assemblée départementale dans sa totalité tous les 6 ans ?
Le renouvellement par moitié, tous les trois ans, de vos conseillers généraux montre ses limites. Il multiplie le recours à l’élection dans un contexte qui n’est déjà pas favorable à une participation accrue des citoyens aux suffrages.
Je suis donc favorable à une élection pour 6 ans du Conseiller Général et pour l’ensemble des élus et non pas par moitié tous les 3 ans.
Cette évolution donne une légitimité au président du Conseil Général et les moyens d’une action dans le temps. Ajoutez à cela la possibilité pour votre élu d’avoir une suppléante, donc une meilleure action au quotidien et notre démocratie locale aurait tout à y gagner.
Frédéric LAFFORGUE
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