Lundi dernier nous avons voté des rapports importants : la délégation de service public pour la mise en place du réseau Internet dans le département de l’Hérault et le choix du taux de ratio Promus promouvables d’avancement du personnel départemental.
Sur ce dernier rapport une vraie question se posait : Comment choisir ce taux de ratio pour éviter l’inégalité de traitement entre les filières, un déroulement cohérent de carrière pour les agents territoriaux et la définition pour la collectivité d’une véritable politique des ressources humaines.
C’est la loi du 19/02/2007 qui ne prévoit plus de quotas d’avancement par grade pour toutes les catégories de la fonction territoriale.
Aujourd’hui c’est l’assemblée départementale après avis du CTP qui doit fixer un taux de promotion d’effectifs des fonctionnaires.
Il fallait à tout prix régler ce problème d’inégalité des filières, André Vézinhet était favorable à ce changement, il avait annoncé lors des vœux au personnel qu’il était favorable au changement du système des quotas et qu’il ferait preuve d’une grande générosité vis à vis du personnel départemental.
Visiblement, à travers ce rapport il a fait preuve d’une générosité d’Aveyronnais en choisissant le taux de 30% pour le ratio d’avancement.
Lors de la présentation de ce rapport je suis intervenu en session en demandant que les élus puissent prendre une décision en toute sagesse et en connaissance de causes vis à vis des fonctionnaires territoriaux de notre institution.
Il aurait été souhaitable que la majorité départementale nous présente ce rapport avec des éléments chiffrés en déplaçant le curseur de ce taux de ratio promus/promouvables (à 20% 30% jusqu’à 100%)
Il aurait intéressant de connaître l’impact financier de ces dispositions, quelques chiffres ont été lancés.
D’autres départements ont fait le choix comme dans le Gard de retenir 100%.
Les syndicats avaient visiblement des demandes raisonnables puisqu’ils demandaient de remonter à 50% pour les catégories C et 40% pour les catégories B et A.
Cela représente un impact chiffré à 121 postes et un coût de 192 000 € par rapport au 30% retenu.
Ce rapport demande réflexion et surtout nous interroge sur la volonté politique que nous voulons traduire dans la gestion des ressources humaines du Conseil Général de l’Hérault.
Frédéric LAFFORGUE

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