Que penser du rapport Attali ?
Comme vous avez pu le lire dans la presse, ou l’entendre par les médias, Monsieur ATTALI a annoncé dans son rapport la mort programmée du Conseil général. Que serait la vie sans le Conseil Général ??
En quelques exemples concrets lors de mes vœux au Crès, j’ai rappelé le rôle essentiel que jouent les cantons dans la politique de proximité, son soutien en matière d’aménagement du territoire, du secteur social ou encore des actions d’intérêt général.
Sans le conseil général, certains dossiers ne pourraient voir le jour, ni aboutir.
C’est aussi ce rapport si particulier que je peux entretenir avec vous.
La fin du Conseil Général serait, en quelque sorte, la mort de la politique de proximité que j’affectionne tant. Alors, n’en déplaise à Monsieur Attali, le Conseil général est bien vivant !
Ce n’est pas l’idée de réformer le mille feuilles administratif qui m’effraie, nous avons besoin de clarifier les choses et les compétences de chaque collectivité.
L’inquiétude dont je vous fais part, concerne notre mode de représentativité.
Prenons la région. Les élus inscrits sur une liste se cachent derrière leur tête de liste. Ils ne défendent pas un territoire mais plutôt un statut qu’ils veulent préserver !!
Je pense que l’on se trompe sur l’institution à abattre. Que sera la représentativité dans ces assemblées : des nantis de la politique ??
Pourquoi avoir donné autant d’importance au Conseil Général, avec le budget le plus conséquent de la Région LR, et le laisser devenir le deuxième employeur après le CHRU ???
Je vous laisse méditer sur votre action de citoyen face à une telle machine sans interlocuteur direct et sans intervention politique.
A titre personnel, je ne me bats pas pour conserver un statut particulier. J’ai gardé une activité professionnelle à coté de mes activités politiques pour conserver cette indépendance. De plus, avec mon métier de comptable, je connais les préoccupations des chefs d’entreprise et garde toujours une réalité avec le terrain.
La critique est toujours facile vis-à-vis des élus. Il faudrait peut être réfléchir sur leur statut ?
Il est quasiment impossible pour un élu de conserver une place en entreprise, les emplois du temps ne sont guère compatibles.
Il faut, quelques fois, prendre le recul nécessaire et ne pas céder aux annonces faciles, surtout quand elles font les choux gras des médias.
Si le Conseil général n’existe plus dans quelques années et si nous n’avons plus les moyens de servir avec pour seul motif l’intérêt général, je ferai un peu plus de compta mais nous aurons une certitude, la Démocratie aura pris un bon coup !!
Frédéric Lafforgue


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