J’étais tout à l’heure à Béziers pour la fête départementale de l’UMP en présence de Jean-François COPE, Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et Maire de Meaux.
Ma première pensée va pour Paul Henri Cugnenc qui nous a quittés il ya un an. J’ai eu l’occasion de saluer son épouse.
Raymond Couderc a présenté sa liste pour les élections sénatoriales du 21 septembre prochain. Nous pouvons espérer deux sénateurs UMP dans notre département, avec Raymond Couderc et Marie-Thérèse Bruguières. Sont présents sur la liste, deux de mes collègues du Conseil Général :
François Commeinhes, Maire de Sète et Sébastien Frey adjoint au maire d’Agde.
Nous attendons avec impatience le résultat, nous pouvons nous attendre à des surprises !
Le débat est intense à l’UMP, nous en avons encore eu l’exemple ce matin. Durant la conférence de presse le RSA (Revenu de Solidarité Active) a été le sujet principal de conversation des parlementaires et surtout son financement.
La taxation sur les revenus du capital et son application ou non au bouclier fiscal est le principal des arguments avancés aujourd’hui.
J’ai eu l’occasion, en juin 2007, en session au Conseil général de féliciter le président Vézinhet pour sa volonté d’expérimentation du RSA dans notre département de l’Hérault. Nous devons faire face à son financement et aussi à nos responsabilités pour éviter que la pauvreté devienne un véritable fléau dans notre pays.
Aujourd’hui, il y a environ 5,5 milliards de dépenses pour le RMI, 1 milliard pour l’API, 4,5 milliards pour la prime pour l’emploi et 0,5 milliard pour différentes aides de retour à l’emploi. Ceci représente au total 11,5 milliards d’euros de dépenses.
C’est à cet ensemble que l’on rajoute 1,5 milliards d’euros. L’effort de la nation pour les salariés modestes et les allocataires de minima sociaux passera donc de 11,5 milliards d’euros à 13 milliards d’euros.
Car le but de cette réforme n’est pas d’augmenter les dépenses sociales.
C’est de les rendre justes et efficaces. Ce total diminuera au fur et à mesure que les personnes exclues du travail reprendront une activité. Nous aurons un effet induit sur les budgets de nos collectivités.
Les programmes expérimentaux ont permis de mobiliser les services des conseils généraux et d’impliquer l’ensemble des institutions en charge de l’insertion des bénéficiaires - services déconcentrés de l’Etat, Caisses d’allocations familiales, ANPE, Assedic, Caisse primaire d’assurance maladie - mais aussi les entreprises et les associations d’insertion.
Le dispositif expérimenté dans les 34 départements ne concerne que les allocataires du revenu minimum d’insertion et de l’allocation de parent isolé alors que la généralisation du RSA concernera également les travailleurs pauvres. C’est pour aller plus vite dans l’équité que le RSA sera généralisé dès 2009.
Au moment où le projet de loi sera discuté, un bilan d’un an d’expérimentation sera fourni au Parlement. Les données concerneront le taux de retour à l’emploi, l’évolution des revenus, le type d’emploi et la qualité de l’emploi. L’expérimentation facilitera la mise en place technique du RSA.
Pour conclure sur ce sujet. Ce que la gauche a fait imparfaitement avec le RMI, aujourd’hui notre gouvernement et le Président de la République Nicolas SARKOZY le parfait avec le RSA .
Frédéric LAFFORGUE
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